Vie du quartier

La cour de Babel

affichePlus de douze ans après la sortie d’Être et avoir de Nicolas Philibert, qui nous montrait le quotidien d’un instituteur de classe unique en Auvergne, et après D’une école à l’autre de Pascal Diez en 2012 sur une classe de 5ème à Belleville, le film documentaire sur l’école a définitivement le vent en poupe avec la sortie, cette semaine, de La cour de Babel de Julie Bertuccelli. Et, comme ses prédécesseurs, ce film risque d’éveiller plus d’une vocation d’enseignants…

Cette cour de Babel, c’est celle du Collège de la Grange aux Belles dans le 10ème arrondissement à Paris (voisin de notre future médiathèque !) qui a la particularité de proposer aux jeunes primo-arrivants une « classe d’accueil » pour faciliter leur intégration et la transition vers les « classes normales » (nommées ainsi par les ados dans le film). On suit donc pendant une année scolaire le quotidien d’Oksana, Miguel, Andromeda, Ramatoulaye, Youssef ou encore Xin, soit une vingtaine d’adolescents de 11 à 15 ans arrivés en France depuis peu et dont les origines dessinent une carte du monde presque complète (Asie, Amérique Latine, Afrique, Europe de l’Est…). Leurs origines sont aussi diverses que leurs situations familiales ou sociales et pourtant, leur quotidien est le même : ils vivent chaque jour la vie d’un collégien en France, ils apprennent le français et les maths, ont des bulletins de notes et des appréciations, rient beaucoup et pleurent un peu.

La réalisatrice, Julie Bertuccelli, auteure également de Depuis qu’Otar est parti, L’arbre et d’une dizaine de documentaires, s’est intéressée aux classes d’accueil après avoir été jury du festival de films scolaires. Elle a rencontré ces ados en début d’année et a eu pour eux un vrai coup de foudre (on la comprend) qui lui a donné l’envie de les filmer pendant toute une année scolaire, presque quotidiennement. Au-delà de la « leçon d’humanité » ou comment chacun, avec ses différences, parvient à vivre avec les autres, l’idée de ce film est aussi de mettre en valeur le rôle positif de l’école comme lieu d’intégration, avec des enseignants impliqués qui ont à cœur de vouloir accompagner chaque élève vers son projet, et de valoriser chacun plutôt que de sanctionner avec des notes.

On s’attache aux particularités de chacun et (soyez prévenu) on pleure tous à la fin. Vous l’aurez compris, on ne saurait trop vous conseiller d’aller voir ce film, dont tout le monde parle déjà (Arte, France Inter, et même les JT de France 2 et TF1…) On vous conseille de nous croire sur parole et de ne pas regarder la bande annonce pour ne pas vous spoiler mais la voici tout de même, pour les curieux :
)

Article écrit par :

Soizic

Soizic

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Une réflexion sur “La cour de Babel

  1. Pingback: Jargon #3 : ASL, FLE, DELF… Parlez-vous Français ? | Médiathèque du Carré Saint-Lazare

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