Vie culturelle

Balade poétique dans le métro : de la médiathèque au théâtre de la Colline

Pour la deuxième année consécutive, les bibliothèques de la Ville de Paris vous invitent à un parcours poétique de la médiathèque au théâtre en prenant le métro. Vous pourrez exercer votre plume à travers différents jeux poétiques inspirés de Perec et de l’Oulipo et participer, si vous le souhaitez, au grand prix poésie RATP 2017.

Cette année, l’objectif des voyageurs poétiques est d’atteindre le théâtre de la Colline pour assister à la pièce de Dieudonné Niangouna, « Antoine m’a vendu son destin ».

antoine Photo © Christophe Raynaud de Lage

Si vous voulez faire partie du voyage, rendez-vous samedi 18 mars à 16h au 4ème étage de la médiathèque. Nous vous proposerons un jeu d’écriture puis nous quitterons la médiathèque ensemble à 18h pour rejoindre les participants des autres bibliothèques (Marguerite Duras, André Malraux et François Villon) au théâtre de la Colline où une surprise nous attendra, et enfin à 20h nous assisterons au spectacle.

N’oubliez-pas de vous inscrire en téléphonant au 01 53 24 69 70 ou de nous envoyer un mail à mediatheque.francoise-sagan@paris.fr

Pour avoir un avant goût de la pièce, vous pourrez rencontrer l’auteur et metteur en scène à la médiathèque Marguerite Duras, le 4 mars prochain à 14h, sur réservation au 01.55.25.49.10 ou par internet mediatheque.marguerite-duras@paris.fr

Edition 2016

Pour la première édition de la balade poétique, une dizaine de participants se sont prêté au jeu. Voici quelques textes qu’ils ont imaginés à la bibliothèque et dans le métro.

Poèmes dans le métro

16h15 : POISSONNIERE : Dans quel aquarium suis-je ?
16h16 : CADET : Ce devrait être le cadet de mes soucis
16h17 : LE PELLETIER : Puisque nous sommes une bande d’amis (Hommage à ma chère et tendre amie et consœur Anne STUART-LE PELLETIER)
16h19 : CHAUSSEE D’ANTIN LAFAYETTE : Et que je devrai en moi trouver l’inspi, dans mes vestiges
16h20 : OPERA : Aussi, prenons chacun nos rôles à cœur, sans tralala
16h21 : PYRAMIDE : Dans cette rigueur, ne crains pas d’être figé
16h23 : PALAIS ROYAL-MUSEE DU LOUVRE : Car ta compo n’en sera que banale, normale et aura le mérite d’exister
16h25 : PONT NEUF : Nos univers si séparés trouverons l’espace de communiquer
16h27 : CHATELET : Ces langues, aimons-le, ta langue savoure-la.
Gilles Orlay-Martinès

Ecoute la chanson du métro à l’heure
Ton coeur bat de bonheur
Un panier de douces senteurs
Les rails de l’espérance
Te protègent de l’indifférence

La musique du train immense
Désir de conquérir la paix
Désir d’effacer les pleurs
Désir de construire la cité bleue demain
Marie-Odile Bodenheimer

Samedi après-midi sous la terre
Un départ au milieu de langues inconnues, le grondement des roues, l’obscurité. Accélération du temps, compression de l’espace. Bruits étouffés, bavardages, confinement.
Navire des ténèbres, tunnels basaltiques, signal d’alarme.
Voyageurs inconnus, à vos Pass Navigo ! Ligne 7, couleurs d’Afrique et d’Arabie. Passent les ponts, le Fort. Embarquement, les portes claquent.
Croisière souterraine, grottes et poissons vivants. Qu’y a-t’il au-delà de l’aquarium ?
Arrivée à bon port. Tangage dans les courbes. Les chenaux allumés rythment l’escale. Bousculades impatientes. Sur le quai, séparation d’avec les compagnons de voyage. Autre départ. Encore. Ailleurs. Florence Esse
12 mars 2016
14H30 la bibliothèque blanche au quatrième étage
Près du ciel bleu pâle, soleil d’hiver
Ordinateur connecté et bonnet en laine rayé. Ecouteurs. Un autocollant rouge collé au milieu de la fenêtre. Une cour d’école, briques rouges, arbres sans feuille. Balcons et antennes. Panneaux voltaïques. Skyline de la Défense.
Chuchotements, cliquetis de clavier. Vitre tiède, reflet de néons. J’écris debout sur le rebord de la fenêtre. Un sourire aux lèvres, je pense à Victor Hugo et son écritoire de la place des Vosges.
Trois oiseaux à large queue passent au-dessus des coupoles parisiennes. Hirondelles ? Deux vélos attachés devant le gymnase. Traces de craie sur le sol, gazon fatigué.
Premier plan net, horizon dans la brume. Le Sacré Coeur est silencieux. Méli mélo de toits. Gris, rouge. Rouge gris.
Bibliothèque, 4e étage. Musique douce. Inaudible, inutile ?
Design. Canapé gris en tissu, flanelle rêche.
Un homme dort dans un fauteuil arrondi en fausse paille. Sac à dos noir et lunettes sur le nez. ROMANS B-C ROMANS C-D ROMANS D-F Néons blancs étirés, sortie de secours en vert. Un couple feuillette des livres chacun de leur côté, puis chuchotent entre eux. Sur un présentoir « Votre crâne comme accessoire ». A l’affiche du 8 mars au 26 mars. Je vois Jean-Yves passer, pensif, avec son bloc-notes.
Blanc, blanc, tout est blanc. Une prise laisse échapper sur le sol un fil électrique noir.
Dans les rayons de la bibliothèque, il est 15 heures à Paris.
Cocottes en papier couleur pastel. Transparences. POESIE LIVRES EN LANGUE ETRANGERE
-Je n’habite pas très loin, je suis à Stalingrad. Je l’ai lu celui-là, il est trop bien dit-elle en marchant.
ABA ABB ABC
Je pose mon stylo et feuillette « La vie en toutes lettres ».
Florence Esse

Article rédigé par :

Morgane

Morgane

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