Vie culturelle

Bla bla Thé du 4 février

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Voici le compte-rendu du  Bla Bla Thé du 4 février ! Notre rendez-vous mensuel pour partager nos coups de cœur a été animé cette fois-ci par Amandine.

Rendez-vous samedi 4 mars à 11h au 4e étage pour le suivant !

Nous étions nombreux à cette séance (10 !) : Guy, Eliane, Marc, Nadège, Elise, Martine, Catherine, Violette, Catherine N et Amandine.

Guy est venu avec le programme du Centre Pompidou qui fête ses 40 ans ! Beaucoup de choses très intéressantes en perspective et d’autres qui aiguisent notre curiosité tel cet atelier prévu le dimanche 5 février où il était donné la possibilité de philosopher tout en pratiquant des exercices d’aérobic. J

Nous commençons par un petit point sur Netflix dont Martine avait fait une critique dithyrambique au dernier blabla thé. Elle regrette que cela n’ait pas pu être intégré au dernier compte-rendu. Netflix est une entreprise américaine proposant des films et séries télévisées en flux continu sur Internet, c’est le principe de la vidéo à la demande. Ce que nous sommes plusieurs à apprécier sur cette plateforme, c’est qu’elle permet de mettre en avant des séries qu’elle produit mais aussi de découvrir du cinéma un peu moins connu ou oublié. Par exemple, elle y a récemment vu un documentaire sur Bob Marley, Marley, qui nous fait découvrir l’implication politique très forte de l’artiste grâce à des archives que la famille a ouvertes pour le réalisateur Kevin Macdonald.

Elle n13thous parle également du documentaire « Le 13e amendement » (indisponible chez nos fournisseurs) réalisée par Ava DuVernay (la réalisatrice de Selma ).

Ce documentaire explore le lien entre l’esclavage et l’incarcération de masse.

Le titre fait référence à l’amendement de la Constitution des États-Unis qui a aboli l’esclavage. A travers une rétrospective de l’histoire des noirs, Ava DuVernay démontre comment les lacunes du système ont depuis le 19ème siècle conduit à cette triste réalité que vivent ces hommes  noirs incarcérés en masse.

Le coup de cœur littéraire de Violette c’est Le Cri du sablier de Chloé Delaume qui était un coup de cœur de Laure au blabla thé de décembre.

olivierElle nous parle longuement de L’Olivier, film pas encore sorti en DVD qui souffre d’une très mauvaise distribution en salle (une seule salle et une seule séance à Paris). Elle a été très étonnée par la tiédeur des critiques sur internet car elle a trouvé ce film merveilleux et le décrit même comme un film humaniste. Ce road-movie d’une petite-fille qui, à l’âge adulte, part à la recherche de l’olivier millénaire que son grand-père a été obligé de vendre est à la fois très drôle et très émouvant. Et c’est aussi une critique de notre monde où tout s’achète et tout se vend.

remordsC’est au tour de Guy de nous présenter Deux remords de Claude Monet de Michel Bernard. L’auteur nous transporte dans la vie de Monet de façon chronologique en nous parlant de son premier remords, sa femme Camille emportée par un cancer, et du deuxième, son ami Bazille, jeune peintre mort au champ de bataille en 1870, à seulement 28 ans, pendant les guerres prussiennes. Guy en profite pour nous conseiller l’exposition qui lui est consacrée au Musée d’Orsay jusqu’au 5 mars 2017. Ce livre est une analyse psychologique très fine de Renoir, Monet et Bazille et de leur amitié ainsi que de l’amitié qui liait Georges Clémenceau au peintre. Enfin, il évoque les dernières années de Monet lorsqu’il travaillait sur les Nymphéas qui sont à la fois une célébration de la peinture et de son patriotisme. En définitive, c’est un livre sur l’amitié et l’amour.

Catherine avait elle aussi prévu de nous présenter ce livre, elle ajoute que l’auteur a la vision d’un peintre et qu’il nous transporte dans la vie de Monet à travers 3 chapitres qui se complètent parfaitement.

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Guy nous parle enfin de Lumière ! L’aventure commence, un montage de 150 bobines sélectionnées par Thierry Frémeaux à partir de 1500 pellicules des Frères Lumière. Le film est présenté en ce moment au Louxor et pour Guy, tout le cinéma est déjà là : travelling, gros plan, burlesque, etc.

 

 

adaAda, d’Antoine Bello, est le coup de cœur de Catherine. Ada est une intelligence artificielle créée par une entreprise de la Silicon Valley pour écrire des romans à l’eau de rose. Quand Ada s’échappe, un policier se lance à sa recherche. Elle pirate son ordinateur, lui parle. Elle est une IA, il est anti-technologie. Elle se donne pour objectif de gagner le Prix Pulitzer. Cela donne lieu à des conversations hilarantes. C’est une réflexion sur la littérature, sur le fait d’écrire : est-ce qu’une machine pourrait faire aussi bien qu’un être humain ?

Catherine a également beaucoup aimé du même auteur Les Falsificateurs et Les Éclaireurs, les tomes 1 et 2 d’une trilogie dont elle n’a pas encore lu le tome 3 Les Producteurs.

hymneL’hymne de la bataille de la mère tigre d’Amy Chua nous est présenté par Catherine N. L’auteure est d’origine chinoise qui, après l’émigration de ses parents aux États-Unis, y a été élevée « à la chinoise », c’est-à-dire une éducation stricte qui pousse à être le meilleur dans tout ce qu’on entreprend. Après avoir épousé un américain et eu deux enfants, la question de leur éducation se pose : Faut-il les élever à l’américaine ou à la chinoise ? Choc des deux éducations car aux États-Unis, l’enfant se débrouille et apprend de ses erreurs alors qu’en Chine, ce sont les parents qui décident ce qui est le mieux pour lui.

egyptomania-couv1Élise nous présente ensuite un livre pour enfants, Egyptomania, dont nous conseillons vraiment l’exploration. Pour tous les âges, cet album, aux graphismes soignés et à la mise en page très recherchée, nous propose des textes courts mais assez précis pour enthousiasmer ses fils de 5 ans et demi et de 10 ans et de son propre aveu, même les adultes de la famille ! Le livre sera prochainement commandé pour la médiathèque Sagan qui a déjà plusieurs titres de cet auteur et dont Audrey, une bibliothécaire du Fonds Patrimonial Heure Joyeuse, dit : Emma Giuliani est un artiste/graphiste, papier/illustratrice incontournable dans l’histoire du livre à système ; ses livres sont un vrai bonheur et ses systèmes sont simples mais efficaces, poétiques et ludiques.

Autre coup de cœur d’Élise, le tome 2 de la série Sauveur & Fils dont elle nous avait présenté le tome 1 au blabla thé de septembre. Toujours aussi drôle et émouvant.
Au blabla thé d’octobre, Élise nous avait fait découvrir Albane Gellé. Pour rappel, Albane Gellé écrit des poèmes parus au Dé bleu et disponibles dans le réseau des bibliothèques principalement à la bibliothèque Audoux et à la Réserve Centrale. Vous trouverez à la médiathèque Sagan Je te nous aime . Une strophe au hasard :souffler

La lune s’est suicidée elle s’est jetée dans la mer,

Les bateaux pourtant surmontent la difficulté. (in L’air libre)

À la lecture de Souffler sur le vent, on se sent transporté par la poésie simple et subtile et on en ressort apaisé.

51rjcckhdrlPlace au cinéma avec Marc qui a redécouvert Stress es tres, tres de Carlos Saura (1968). Le film, en Noir & Blanc, dont l’action se situe principalement dans le désert d’Almeria est porté par des acteurs très bons (avec une mention spéciale pour Géraldine Chaplin). Un triangle amoureux à ne pas rater !

Violette, qui a vu Beyond Flamenco (sortie début janvier 2017) de Carlos Saura nous conseille de scruter les séances pour ne pas le rater (il n’est pas sorti dans beaucoup de salles, à Paris, seulement au Méliès).

Info importante pour les fans des émissions de France Culture telles que Les nuits de France Inter, elles sont désormais podcastables à l’infini, sans limite de temps ! On regrette toutefois la disparition de la grille des programmes l’excellente émission de Ruth Stégassy Terre à terre.

archipelÉliane a entamé la lecture de L’archipel d’une autre vie d’Andreï Makine qui pour l’instant lui plaît beaucoup. Elle nous en parlera sans doute plus en détail au prochain Blabla Thé.

Si l’on veut se divertir, on peut lire L’île enchantée de Mendoza qui se déroule dans une Venise décadente où les palais sont en ruines.

 

51uzpr490ilNadège a pour sa part lu un recueil de nouvelles de Barbara Pym Lorsqu’un matin d’orage et elle a aussi particulièrement apprécié le roman Une demoiselle comme il faut (du même auteur) qui décrit la vie quotidienne des pasteurs anglicans rythmé par la compétition de celui qui a la plus belle paroisse, le plus de paroissiens, etc. Souvent comparée à Tchekhov, l’auteure britannique, réhabilitée par ses pairs peu avant sa mort, n’était plus à la mode après la libération des mœurs. Anthropologue de formation, elle met à profit ses années d’études pour nous présenter ce monde anglican sous un angle atypique. Il y a beaucoup d’humour et on y retrouve un peu du fameux flegme britannique. Ça pourrait être méchant/féroce mais ça s’arrête juste avant, nous dit Nadège pour conclure. Catherine a beaucoup aimé cette nouvelle aussi. Élise quant à elle avait lu Un brin de verdure, l’histoire d’une anthropologue qui s’installe dans un village afin de rédiger une étude d’un autre village en s’en éloignant mais qui finit par écrire sur ce nouveau village.

51h8avuui9lOn parle documentaire maintenant avec Vive la sociale ! de Gérard Mordillat (que nous n’avons à Sagan que sous forme de récit) et de la série qu’il avait faite pour Arte, Jésus et l’Islam, qui était extrêmement intéressante et prenait le recul nécessaire pour parler d’un sujet parfois délicat. Jérôme Prieur en est le co-réalisateur et cela donne l’occasion à Guy de nous parler du documentaire qu’il a réalisé (également en collaboration avec Mordillat) Artaud.

 

merciDe fil en aiguille nous en arrivons à Merci Patron !, de François Ruffin, rédacteur en chef de la revue Fakir, qui est très demandé en médiathèque. Il est à la fois intéressant, touchant et drôle et l’on y voit l’art de la manipulation pratiqué par les deux côtés. Si l’on s’enthousiasme tous sur ce DVD à la limite entre docu et fiction, on se sent mal à l’aise par la manipulation du côté de Fakir et de l’apparente absence de solidarité puisqu’au final, une seule famille est aidée. On le conseille tout de même vivement !

 

ogres-1On finit sur une petite touche musicale avec Les Ogres de Barback, un groupe de deux frères et deux sœurs né en 1994 qui mélange « chanson, rock et influences tziganes », le tout auto-produit depuis le début. On écoute en particulier la chanson éponyme de l’album Vous m’emmerdez ! Cet hymne à la tolérance égratigne tour à tour homophobes, xénophobes, fondamentalistes, etc. et Catherine y perçoit un petit air de Brassens, tant pour l’instrument mais aussi pour le côté irrévérencieux des paroles.

Amandine conseille vraiment de les voir sur scène tant ce groupe déborde d’énergie.

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(photo prise à l’Élysée Montmartre lors du concert Un air Deux familles le 27 janvier 2017)

 

Voilà qui conclut le 2e Blabla Thé de l’année. À très vite !

 

Article rédigé par

16

 

 

 

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