Vie culturelle

Blabla thé du 1er avril

BBT2

Nous étions 7 pour ce Blabla thé du 1er jour d’avril : Guy, Laure, Christelle, Violette, Éliane, Catherine et Amandine.

Prochain rdv le 10 juin à 11h (la médiathèque sera fermée le 3 juin).

Les coups de cœur de Guy :

eltEn lisant Tourgueniev, William Trevor :

Une histoire d’amour dans les années 1960 en Eire entre une catholique et un protestant. L’auteur, salué par le New Yorker comme « le plus grand auteur vivant de nouvelles de langues anglaises » (depuis décédé) nous plonge au cœur de la cette petite ville où cohabitent protestants et catholiques avant les événements et nous dresse de très beaux portraits psychologiques de ses personnages.

 

lttLe Tabac Tresniek, Robert Seethaler :

Autriche, 1938, au moment de l’Anschluss : Rencontre du héros Franz qui tient un bar-tabac avec Freud qui vient y acheter ses cigares. Une amitié (fictionnelle) se noue entre les deux protagonistes et l’on peut considérer ce roman comme un roman d’éducation « sentimentale » mais aussi un roman d’éducation politique. On salue au passage l’excellente traduction française qui en est faite.

 

lpqvlLe Pays qui vient de loin, André Bucher :

Un autre roman édité par Sabine Wespieser, une édition qui offre une quatrième de couverture de qualité. La Nature y est un personnage important. De très belles descriptions de paysages, avec une dimension poétique et la sensibilité de l’auteur à ces paysages transpire dans les personnages. Cette rencontre entre 3 générations au moment du décès de l’un des leurs leur permet de faire connaissance et de renouer des liens qui semblaient perdus.

articleArticle 353 du Code Pénal, Tanguy Viel :

Martial Kermeur se retrouve devant le juge pour avoir assassiné Antoine Lazenec, un promoteur immobilier ? Il relate les événements qui l’ont conduit au meurtre. C’est un récit sur la manipulation plus que sur l’escroquerie et c’est à lire jusqu’à la dernière ligne qui est vraiment surprenante

 

fragmentL’Âge du fragment, Jacques Ancet :

Un très grand traducteur, un excellent poète à l’écriture euphonique, à voix basse, presque silencieuse. Deux sens y sont très développés : l’ouïe et la vue. Mention spéciale aux acquéreurs de recueils de poème à la médiathèque où l’on trouve beaucoup de choses de qualité, notamment chez l’éditeur Aencrages & Co.

 

Les coups de cœur de Laure :

sciasciaLe jour de la chouette, Leonardo Sciascia :

L’auteur est sicilien et homme politique à Palerme. Il s’agit d’un de ses rares ouvrages avec une trame policière. Le texte est pourtant majoritairement militant, engagé et dénonce le régime politique. Il se lit très simplement, l’écriture est « chouette » et c’est un des premiers romans à dénoncer la mafia, dire qu’elle existe. L’auteur nous parle aussi de l’omerta qui n’est pas de ne pas en parler mais de dire que ça n’existe pas.  [Omertà vient de omo qui veut dire « homme » et umirta qui est la contraction de umiltà qui veut dire « humilité ». L’omerta relève donc des « hommes humbles », notion à rapprocher à la societa onorata, « société des hommes d’honneur » comme se baptise elle-même la mafia. Cela veut dire qu’il n’y pas de règle écrite dans la mafia, rien qui puisse laisser des traces, mais uniquement un comportement selon lequel on est digne, ou pas, d’être un homme et donc de vivre.]

Laure en profite pour nous parler d’un documentaire en 3 parties qu’elle a regardé sur Arte, Mafia et République, qui nous plonge au cœur de l’Histoire de la Mafia Corse et nous explique les liens qui ont uni mafieux corses et politiques de tous bords sur trois générations.

On se dit tous que ce genre de documentaire ne donne pas le moral mais comme le dit poétiquement Violette : « Avoir le moral en étant dans l’erreur, c’est pas top non plus ! »

ednaLes petites chaises rouges, Edna O’Brien :

Sans le savoir, une Irlandaise s’éprend d’un génocidaire de Bosnie. Un portrait de femme bouleversant qui vacille de la honte à l’expiation.

 

Écoutez nos défaites, Laurent Gaudé :

Un très bon livre dont on ne parle pas assez dans la presse.

Les coups de cœur d’Éliane :

reevesJ’ai vu une fleur sauvage ; l’herbier de Malicorne, Hubert Reeves :

Un livre sur toutes ces fleurs sauvages que l’on croise dans nos campagnes mais dont on ne connaît pas le nom. Ce livre est paru le 9 mars et n’est donc pas encore disponible à la médiathèque.

 

Sur le thème végétal, on parle aussi de La Vie secrète des arbres de Peter Wohlleben, un très beau livre qui nous explique que les arbres sont une communauté d’êtres vivants qui comme les humains, communiquent entre eux et peuvent se guérir les uns les autres. À la fois scientifique, écologique et onirique, ce livre est tout à fait passionnant.

hymneHymne, Lydie Salvayre :

L’hymne américain joué par Jimi Hendrix au festival de Woodstock est un leitmotiv servant de fil conducteur à cette biographie romancée de la légende américaine du rock.

 

Les coups de cœur de Christelle :

pissaroL’expo Pissaro au Musée du Luxembourg qui a été une révélation car à l’époque où les impressionnistes sont arrivés sur le devant de la scène, beaucoup de critiques consistaient à dire que les impressionnistes ne savaient pas peindre les visages autrement que s’ils étaient en décomposition. Et effectivement, les visages aux teintes verdâtres l’ont frappée lors de cette visite. Cela rappelle à Laure sa lecture du tome 3 d’ À la recherche du temps perdu où, lors des Salons de Mme de Guermantes, les invités parlent d’Elstir, un peintre à la mode (qui est en réalité Monet), et que tout le Salon « dézingue » car « il ne sait pas peindre ». À l’époque, les impressionnistes sont considérés comme « révolutionnaires » et ne sachant « peindre [soi-disant] que des corps en décomposition ».

Les coups de cœur de Catherine :

anthroLe Retour de l’anthropologue, Nigel Barley :

Barley, un anthropologue ayant travaillé au British Museum retourne au Cameroun étudier une tribu, les Dowayo. (premier voyage narré dans Un Anthropologue en déroute). Ce texte explore les différences de coutume, par exemple, lors d’un repas où l’anthropologue lève son verre pour trinquer, tout le monde le regarde effaré car dans cette tribu, lever son verre revient à jeter l’anathème sur quelqu’un. Le texte est bourré d’humour (l’anthropologue se décrivant même comme un anthropologue frivole) et on se régale.

Pour rebondir sur le sujet, on évoque le cas de cet autre anthropologue qui avait écrit un texte intitulé « Les rituels corporels chez les Nacirema », une tribu aux coutumes farfelues, qui s’avérait être en fait l’anagramme d’American. Ce texte (décrit par la suite comme un hoax) soulignait en réalité l’importance d’une connaissance du contexte en mettant en garde contre les généralisations hâtives ou les abus de l’argument d’autorité.

 

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