Vie culturelle/Vie de l'équipe

Une fabrique à images pour la Nuit Blanche

Le 7 octobre dernier, Cristina Hoffmann, notre artiste en résidence, nous proposait un avant-goût de la Nuit Blanche par le biais d’une action performative ouverte à tous.

Dans son travail de création à la médiathèque, Cristina se laisse inspirer par nos murs et plonge dans les siècles d’archives sur l’histoire du Carré Saint-Lazare, et pour cette première intervention elle a choisi de travailler sur les archives photographiques existantes de l’époque de la prison au 19ème siècle.

Avec le soutien des bibliothécaires, elle a donc invité le public à réactiver ces traces afin de mettre en mouvement la mémoire de cette époque, en imaginant un dispositif de transformation par le tracé et le prélèvement sensible.Dans un premier temps, les visiteurs étaient invités à regarder les images mises à disposition, afin de « se laisser appeler » par l’une d’entre elles.Suite à ce choix, très personnel et parfois mystérieux, ils devaient plonger dans la contemplation de cette photographie, et avec le même esprit sensible, prélever par le dessin des formes figurant dans l’image.Ces dessins, réalisés sur feuilles transparentes, étaient alors reportés sur l’un des murs de travail, où s’accumulaient les productions.

Sur cette surface il était possible d’explorer les combinaisons possibles des formes entre elles, donnant lieu à des nouvelles images qui pouvaient être capturées avec des tablettes.

Certaines de ces compositions de dessins transparents étaient alors projetées sur les murs.Grâce à ces outils ont permis une nouvelle interprétation des images en dessin collectif de grand format.

Cette aventure n’aurait pas été possible sans la participation des Hype(R)Ladies, complices assidues des séances de travail de l’artiste avec qui elle a préparé cette action.Elles ont fait preuve d’ouverture, de bonne humeur et de savoir-faire numérique. Leur participation a été précieuse dans l’engagement avec le public, les échanges autour du sens de cette action et le travail collectif.Enfin, voici quelques mots de l’artiste sur cette intervention :

« Lorsque nous avons dessiné quelque chose, nous ne le regardons plus de la même manière. Souvent, les images d’archives ne sont que feuilletées avec une certaine distance. Par le biais de cette action j’ai souhaité créer des conditions qui permettraient d’avoir un autre type de rapport à ces vestiges de Saint-Lazare. A travers l’observation, le choix, le tracé, il est devenu possible d’entrer en relation avec ces images d’une façon différente, en invoquant notre empathie, nos projections personnelles, et de la tendresse presque. C’est cela qui a été la conséquence la plus intéressante de ce moment d’expérimentation. »

Crédits Photo : Magali Brunet

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