Vie culturelle/Vie des collections

Nos conseils pour la rentrée littéraire

En juin dernier, la médiathèque accueillait pour une matinée professionnelle, le diffuseur Harmonia Mundi, venu présenter son catalogue de rentrée.
Parmi la foisonnante production des différentes maisons d’édition représentées, nous avons retenu :

Earl Lovelace, Le sel (Le temps des cerises)

À Trinité-et-Tobago, deux hommes tentent de perpétuer la sagesse de leurs ancêtres repartis vers l’Afrique. Bango fait tout pour maintenir les traditions des îles des Caraïbes et aider ses camarades tandis qu’Alford George, né dans une plantation, s’élève dans la société en devenant un professeur dévoué, il poursuit sa quête en se lançant dans la politique, au risque de se perdre dans les honneurs. Il lui faudra retrouver les racines du peuple au prix de perdre ce qui a fait de lui l’homme qu’il est devenu.

Earl Lovelace est l’un des auteurs caribéens les plus importants d’aujourd’hui. L’éditeur a présenté ses romans comme étant d’une grande richesse littéraire, son humour, son attention au peuple de Trinité-et-Tobago, à son histoire et à ses luttes font de lui une figure digne des grands romanciers de la littérature contemporaine. Reconnu dans le monde anglo-saxon, lauréat de différents prix internationaux, son seul roman traduit en français était La Danse du dragon (Le Serpent à Plumes, 1999).


Bianca Bellova, Nami
 (Mirobole)

Roman initiatique et symbolique où poésie et brutalité se rencontrent et se mêlent. L’auteure est tchèque, dans ce roman, elle fait allusion aux conditions climatiques de la planète, à ce que l’Homme a fait de la Terre.

Nami vit sur les rives d’un lac qui s’assèche dans un village de pêcheurs. Le jeune garçon entame un voyage initiatique, doté du manteau de son grand-père et de sa ténacité, afin de percer le mystère du lac. Il sera confronté à la brutalité de la vie, écrit dans une langue poétique, il touchera le fond pour en émerger plus fort et lucide.


Patrice Gain, Terres fauves (Le Mot et le reste)

Un roman roman haletant, empreint de grands espaces.
Pour pallier son manque d’inspiration, David McCae, un écrivain new-yorkais, accepte de se rendre en Alaska afin de terminer les mémoires du gouverneur Kearny. Déterminé à être réélu, celui-ci l’envoie à Valdez rencontrer le célèbre alpiniste Dick Carlson, un ami de longue date pour qu’il lui fasse part de leurs aventures. David se retrouve alors confronté à la violence des hommes et de la nature.

Patrice Gain est né à Nantes en 1961. Professionnel de la montagne, ingénieur en environnement, les territoires d’altitude et les grands espaces l’attirent depuis toujours.
Terres fauves figure dans la sélection du Prix Hors-concours 2018.


Jean-Philippe Domecq,
L’amie, la mort, le fils (Thierry Marchaisse)

Hommage à sa compagne présenté avec finesse, où l’on y rencontre une sensibilité liée au sacré, tournée vers la vie, mais aussi une réflexion sur les relations père-fils.
Le livre dresse un portrait de la psychanalyste, philosophe et romancière Anne Dufourmantelle, morte en juillet 2017 dans le sud de la France en tentant de sauver des enfants de la noyade, parmi lesquels le fils de l’auteur.

Jean-Philippe Domecq est écrivain, mais aussi essayiste et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.


Ludovic-Hermann Wanda, Prisons
(L’antilope)

Le héros, Frédéric, est un jeune « Black », grand dealer. Il est arrêté et se retrouve en prison, entouré de gars des banlieues comme lui, des Blancs, des Noirs, des Arabes, des Juifs. Il y mène alors un combat : enseigner le français, sans « wesh ». Il commence avec Richard, son compagnon de cellule, qui est juif. La tâche ne sera pas aisée. D’une part, ses codétenus ne saisissent pas l’intérêt de connaître cette langue. D’autre part, l’administration pénitentiaire ne lui facilite pas le travail.
Frédéric y croit : sa libération passera par les mots et la connaissance.
Un roman sur les prisons de ce monde, réelles ou intérieures… Et surtout un roman qui a l’ambition de réconcilier ceux qui s’opposent à l’heure actuelle à travers les mots.

Ludovic-Hermann Wanda, alias Black Dandy, est né en 1981 à Paris dans une famille camerounaise d’ascendance aristocratique. Il a grandi en région parisienne.
À 20 ans, il est incarcéré à Fleury-Mérogis pour trafic de drogue. Il y entame des études. Il est à présent diplômé en mathématiques et philosophie.
Prisons est son premier roman. Il figure lui aussi dans la sélection du prix Hors-Concours.


Maïssa Bey, Nulle autre voix (éditions de l’aube)

Elle a tué un homme, son mari. Elle sort de prison, quinze ans après. Mais, après avoir purgé sa peine, a-t-elle vraiment retrouvé la liberté ? Être une femme en Algérie est déjà propice à l’enfermement et au silence.
Un roman sur la violence ordinaire d’une société qui ne pardonne rien aux femmes, sur la violence réelle qu’une femme peut subir dans la honte et la douleur – jusqu’à ce que, parfois, elle commette l’irréparable.

Maïssa Bey a suivi des études universitaires de lettres à Alger. Elle a écrit plusieurs romans, des nouvelles, des pièces de théâtre, des poèmes et des essais. Elle a reçu en 2005 le Grand prix des libraires algériens pour l’ensemble de son œuvre.
Elle enseigne le français à Sidi-Bel-Abbès dans l’ouest algérien, où elle réside et anime l’association culturelle Parole et Écriture. L’objectif de cette association créée en 2000 est d’ouvrir des espaces d’expression culturelle (création d’une bibliothèque en 2005, où se tiennent rencontres avec des auteurs, ateliers d’écriture, lecture de contes, animations pour les enfants…).


Ito Ogawa,
La papeterie de Tsubaki (Philippe Picquier) 

En parallèle de la gestion d’une petite papeterie, Hatako est écrivain public, art enseigné par sa grand-mère. Grâce au talent de la jeune femme et à sa dévotion pour les autres, la boutique devient un lieu de réconciliation avec les autres et avec elle-même.

 

 


Emil Ferris, 
Moi ce que j’aime c’est les monstres (Monsieur Toussaint Louverture)

Emil Ferris naît en 1962 à Chicago dans une famille d’artistes. Elle travaille comme illustratrice et conceptrice de jouets. En 2001, elle contracte un virus qui la laisse partiellement paralysée et la conduit à abandonner un temps son métier. Dans le cadre de sa rééducation, elle s’inscrit au cours d’écriture créative de l’école de l’Institut d’art de Chicago et alors qu’elle regagne progressivement ses capacités motrices, se lance dans un long récit en bande dessinée, My Favorite Thing is Monster.

Ce roman graphique se présente comme le journal intime de Karen Reyes, petite fille de dix ans, fan de monstres qui cherche à comprendre pourquoi sa voisine, la belle Anka Silverberg, une rescapée de la Shoah, a été assassinée. Le récit alterne récit de la vie de Karen à Chicago, réflexions sur l’Amérique des années 1960 et l’histoire d’Anka sous l’Allemagne nazie.

La bande dessinée a été très bien accueillie par de nombreux auteurs comme Art Spiegelman ou Chris Ware, et le réalisateur Sam Mendes s’est vu confier par Sony Corporation son projet d’adaptation cinématographique. Elle a reçu 3 prix Eisner en 2018, rien moins que la plus grande récompense dans l’univers de la bande dessinée.

Emil Ferris viendra présenter son livre samedi 29 septembre à la médiathèque, pendant le festival Formula Bula !

 

 

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