Action culturelle

Les yeux doc

Depuis le 30 octobre, un nouveau service de vidéo à la demande a fait son apparition sur les portails des bibliothèques de prêt et des bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris.

Les yeux doc est un catalogue de films documentaires proposé par la Bibliothèque Publique d’Information qui regroupe à l’heure actuelle plus de 300 titres.

En tant qu’adhérents des bibliothèques parisiennes vous pouvez visionner tous les mois jusqu’à 4 films différents (attention pour accéder au service, il faut d’abord s’authentifier sur un de nos portails des bibliothèques).

Pour vous aider à faire votre choix dans ce tout nouveau catalogue, les bibliothécaires de Sagan ont sélectionné quelques films « coup de cœur » :

Quelque chose des hommes
Stéphane Mercurio, France, 2015, 27 min.
Grégoire Korganow travaille une série de portraits. Des pères de 30 à 80 ans, photographiés debout, torse nu, avec leur fils, de quelques mois pour les plus jeunes, ou entrés dans la cinquantaine pour les plus âgés.
Le documentaire interroge la relation père/fils et, au-delà, pose la question de ce qu’est un homme aujourd’hui. Impossible de ne pas sourire devant ces portraits touchants, drôles mais aussi justes et sensibles. Ce film plein de grâce est très précieux pour comprendre la diversité des relations qui peuvent exister entre un père et son/ses fils.

 

Je suis une voix
Jeanne Paturle et Cécile Rousset-Lenoir, France, 2006, 13 min.
Dans l’attente des élections présidentielles françaises de 2007, deux témoignages, deux générations différentes, deux façons d’aborder la politique et de se poser la question de l’importance de voter.
Un film court mais efficace ! L’animation simple permet de se concentrer sur la voix et le témoignage des deux protagonistes qui posent la question de l’engagement (ou du désengagement) politique de façon très juste.

 

Casus Belli, sur les sentiers de la paix   
Anne Lévy-Morelle, France, 2014, 101 minutes.
En Belgique, diverses solutions sont mises en œuvre pour faciliter et encadrer le « vivre ensemble ». Dans la banlieue de Bruxelles, le film suit deux médiateurs de quartier et un juge de paix, chargés de cette délicate mission.
On découvre au fur et à mesure du film les différentes techniques qui peuvent favoriser ce fameux vivre ensemble et on s’aperçoit que tout est une question de personnalité et surtout d’adaptabilité : L’écoute et le dialogue doivent parfois laisser la place à une fermeté plus froide. La force de se documentaire tient dans sa capacité à montrer que des solutions existent mais qu’il y a encore beaucoup de choses à inventer.

 

Espace
Éléonor Gilbert, France, 2014, 14 min.
« Les garçons nous interdisent de jouer au foot à l’école ». Papier et crayon à l’appui, une petite fille détaille la répartition des jeux dans la cour de récréation de son école.
Le mot qui revient très souvent dans la bouche de cette petite fille est « écoute », et l’on s’aperçoit vite que cette écoute qui manque entre les filles et les garçons manque aussi entre les écoliers et les adultes. Avec la simplicité d’une explication enfantine on saisit très vite la nature du problème, l’égalité entre les sexes se joue dès le plus jeune âge et les petites filles ne sont pas dupes !

 

Test
Vincent Boujon, France, 2008, 22 min.
Pendant trois mois, Vincent Boujon a recueilli des témoignages dans le Centre de dépistage du sida anonyme et gratuit de l’Hôtel Dieu à Lyon. Dans la salle d’attente, avant de connaître les résultats du test, des patients se confient, livrant leurs appréhensions et leurs doutes quant au diagnostic.
10 ans après sa réalisation, ce documentaire reste plus que jamais d’actualités, la diversité des témoignages apportent multitude de situations, de raisons, d’explications et au final, d’émotions. La parole (même si elle peut parfois être difficile à entendre) est libérée par cette mise en scène, à la fois intime et anonyme. Chacun sa vérité certes, mais on peut tous se reconnaître ici.

 

L’hypothèse du Mokélé-Mbembé
Marie Voignier, France, 2012, 78 minutes.
Le film s’ouvre sur un ciel sans couleur, cerné d’arbres, précisément posé à la surface d’un monde inversé que recouvre l’eau glauque d’un énorme cours d’eau. On comprend, lentement, qu’il s’agit de la quête d’un étrange étranger. Au milieu d’une touffeur de forêts africaines entamées seulement par la machette des guides, hantées par leurs récits, il nous précède, à la recherche d’un monstre aquatique fantasmé dont il possède sur lui quelques représentations dessinées aux crayons feutres.
Aucun commentaire ne vient nous éclairer dans ce périple, traversé d’ombre et d’inquiétude, ouvrant des brèches vers un passé troublé, ou parfois drôle et plein de rêve comme une aventure de Tintin.

 

Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à vous renseigner auprès des bibliothécaires !

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