Collections

MUSIQUE : La sélection de juillet-août 2019

NOUVEAUTÉS :

CD

Föllakzoid

I

Quatrième album du groupe chilien, le mal nommé I établit un changement radical dans son processus créatif. Abandonnant la prise de son live, Domingæ Garcia-Huidobro et Diego Lorca ont enregistré séparément plus de soixante pistes : guitare, basse, batterie, synthés, voix ; assemblées par la suite par le producteur Atom™ sans aucune contrainte structurelle ou temporelle pré établie. Le résultat – 4 titres brutaux et hypnotiques de plus de 13 minutes chacun –  marque une évolution vers un son minimaliste et épuré d’où se distinguent des mélodies noyées sous les drones. Ambient, indus, kraut et psyché, I plaira aux amateurs de Boredoms, Oneohtrix Point Never, Sunn O))),  Godspeed You! Black Emperor ou Wooden Shjips.

Fruit Bats

Gold Past Life

Active depuis près de deux décennies, la formation de Chicago nous revient avec cet album fidèle à l’esprit des précédents : son alliage de pop indé et de folk-rock ensoleillé (aux accents très ’70) et les mélodies imparables d’Eric D. Johnson (un temps guitariste de The Shins) font toujours recette.

 

Stereo Total

Ah! Quel cinéma

C’est sur le label Tapete Records, ordinairement habitué aux vétérans de la pop anglaise indépendante que l’on retrouve l’excentrique duo franco-allemand formé par Françoise Cactus et Brezel Göring pour ce douzième album grandement divertissant.

N’ayant pas attendu le renouveau de la pop en français pour faire des reprises de Brigitte Bardot ou Vanessa Paradis, Stereo Total poursuit son entreprise yéyé décalé disco punk surf DIY avec brio sur les tubes « Cinémascope », « Methedrine » ou « Mes copines », sans oublier une interprétation lo-fi de « Sur un fil » de Sylvie Vartan.

COMPILATION

Guts

Straight from the decks : Guts finest selection from his famous DJ set

Deuxième livraison de l’année (après Philantrophiques, sorti en mars dernier) pour le DJ et beatmaker Guts, cette sélection parue à la mi-juillet s’inscrit dans la droite ligne de sa série de compils estivales Beach diggin’ (5 volumes), enchaînant avec bonheur des raretés tropicales, disco et boogie-funk en provenance d’Afrique, des Antilles et du Brésil.

RÉÉDITION

Minoru Muraoka

Bamboo

Pour ses 30 ans, le label anglais Mr Bongo réédite cette étrangeté rare groove parue en 1970. L’album de Minoru Muraoka est un accès facile au jazz japonais et aux instruments traditionnels : shakuhachi, koto,  et shamisen. Le flûtiste et  son groupe The New Dimension se réapproprient des standards du jazz américain (« Take Five » de Dave Brubeck) et de la pop (Beatles, Burt Bacharach, Simon and Garfunkel) dans des arrangements mêlant funk, psyché et musique japonaise. Mais c’est sur les compositions originales (« The Positive and the Negative », « Soul bamboo ») qu’ils s’illustrent le plus brillamment, faisant de cet album une référence largement appréciée et samplée par DJ Shadow, Egon, Madlib ou Cut Chemist.

VINYLE

The Mauskovic Dance Band

The Mauskovic Dance Band

Un peu moins de deux ans après leur premier 45 tours sorti chez Bongo Joe, label que l’on affectionne particulièrement à la médiathèque, voici The Mauskovic Dance Band, premier LP paru cette fois-ci sur le solide Soundway. Les trois frères Mauskovic ont réuni quelques amis dans un univers rétro-futuriste fusionnant new wave new yorkaise, disco, musique psychédélique afrolatine des 70s et rythmes afro-caribéens. Tout ça sous des arrangements électro-cosmiques à la sauce hollandaise.

 FOCUS

Sur un album incontournable de nos collections.

Terry Callier

What color is love 

What color is love est le troisième album d’une discographie en dents de scie débutée en 1962 sur le mythique label Chess, Terry Callier sera moins chanceux que ses camarades de classe du quartier de Cabrini-Green à Chicago Curtis Mayfield et Jerry Butler. Artiste catégorisé plutôt  folk il saupoudre ses chansons composant ce disque paru en 1973 de jazz tantôt crooner, parfois mystique, de soul sensuelle ou introspective sur des arrangements cinématographiques orchestrés par Charles Stepney (Rotary Connection, Ramsey Lewis, Earth Wind & Fire…) également producteur de l’album. Le titre « You goin’ miss your candyman »  constituera en 1993 le squelette du hit « Listen » interprété par le groupe Britannique  Urban Species  avec un certain MC Solaar en invité.

Nouveautés de juillet-août 2019 : https://bit.ly/32hCxyL

Playlist : http://bit.ly/30LFR4T

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