Collections

MUSIQUE : La sélection de novembre 2019

NOUVEAUTÉS :

CD

Lispector

Small town graffiti

Figure encore injustement méconnue de la bedroom pop, la Bordelaise Julie Margat compose et enregistre à la maison des albums depuis déjà plus de deux décennies. Son dernier disque sur le label Teenage Menopause (et dans lequel elle s’autorise notamment deux très bons titres en Français) pourrait enfin lui apporter le succès qu’elle mérite.

Aziza Brahim

Sahari

Dans ce 4e album (le 3e chez Glitterbeat), la chanteuse originaire du Sahara occidental pousse encore un peu plus loin la fusion des genres : au-delà de l’influence desert rock déjà présente sur ses précédents disques (et qui rappelle le blues électrifié de ses voisins Touaregs), Aziza Brahim colore désormais aussi sa musique d’arrangements électro ou reggae.

.

Lindstrøm

On a clear night I can see you forever

Le producteur Norvégien nous avait habitués jusqu’ici à des productions nu-disco, en solo ou avec son compatriote Prins Thomas, il revient deux ans après « It’s alright between us as it is » avec un album planant aux sonorités analogiques. Après une commande du centre d’art Henie-Onstad à Oslo pour la bande son d’une performance, Lindstrøm avait lâché son principal outil de composition, son ordinateur, pour s’emparer de synthétiseurs modulaires et de machines à contrôle manuel. Un changement qui a lourdement influencé ce nouvel album. Épuré et mélodieux « On a clear day I can see you forever » est à ranger à côté des classiques de Klaus Schulze, Richard Pinhas ou encore Tangerine Dream.

Franz Schubert

Arcadi Volodos

Piano sonata D.959 & minuets D. 334, D. 335, D. 600

Arcadi Volodos ne joue plus cette sonate D959 en concert, alors que son interprétation est idéale. Tout commence par un allegro mais l’andantino est à pas comptés, de plus en plus lents, de plus en plus hésitants pour reprendre vie et allégresse dans le scherzo puis le rondo.

COMPILATION

DJ Harvey

Is mercury rising 2

RÉÉDITIONS

Dwight Druick

Tanger

L’album Tanger du chanteur Québécois Dwight Druick est considéré comme un graal par les collectionneurs de vinyles notamment pour sa version en Français du classique de Toto Georgy Porgy. Le label parisien Favorite Recordings  connu entre autre pour ses compilations AOR Global Sounds ou French Disco Boogie Sounds nous propose cette belle réédition (en CD et pour la première fois en vinyle depuis le pressage original de 1980) sur laquelle figurent huit titres aux arrangements léchés, au groove impeccable entre modern-soul, disco et AOR.

Galcher Lustwerk

Information

Suite à deux albums et plusieurs EP et mixtapes pour le label new yorkais White Material (tenu par DJ Richard et Young Male) et sa propre structure Lustwerk Music, le DJ et producteur originaire de Cleveland arrive sur Ghostly International avec cet excellent « Information ».

Hip-house au parlé rapé monocorde, ces nocturnes forment un road trip urbain brumeux accueillant percussions live et phrases de saxophone. Après des sets partagés avec Jay Daniel, Levon Vincent, John Talabot ou Lee Gamble, Galcher Lustwerk confirme ici sa place de choix dans l’underground house/techno new yorkais.

FOCUS :

Sur un album incontournable de nos collections.

Adrien Gallo

Gemini

Quelques années avant la recrudescence d’artistes francophones vite logés à la même enseigne, sortait en 2014 le grand album du revival de la belle variété, auquel personne ne pense plus aujourd’hui. Mais peut être que de parler d’aérogare et de monokini en compagnie de Jannick Top n’a pas aidé à en faire un emblème de la vague « french pop » des années 2010.

« Gemini » réunissait des mélodies parfaites et une riche production fin 70/80, tout en se positionnant dans la tradition des albums homme/femme dialogués, de Gainsbourg et ses copines à Laurent Voulzy et Véronique Jeannot.

Outre des classiques qui n’en sont jamais devenus (Mea culpa, Cornet glacé), s’imposent cinq tubes  (Voir la mer, Oslo, Copacabana, Avalanches, Atlas) rappelant les Michel qu’on aime (Polnareff, Berger), Christophe, Chamfort, Daho, voire même le Mourir d’aimer d’Aznavour pour un charmant plagiat mélodique.

Et pourtant…l’entrée dans l’âge adulte du chanteur des BB Brunes se fit discrète  avant qu’il ne s’en retourne à son groupe éternellement adolescent appliquer ces influences pop électroniques avec moins de bonheur.

Les nouveautés d’octobre 2019

Retrouvez la Playlist sur Soundsgood.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s