Action culturelle/Collections

Bla Bla Thé (à distance) d’octobre 2020

Une nouvelle fois, la décision a été prise de reporter à des temps plus favorables notre rdv mensuel habituel. Une nouvelle fois, nos habitué(e)s ont accepté de nous faire part à distance de leurs derniers plaisirs culturels. Qu’elles ou qu’ils en soient remercié(e)s. Nous partageons ici leurs contributions.

Une nuit au Louvre : Léonard de Vinci de Pierre-Hubert Martin. Spécialement filmé pour le cinéma, le documentaire fait suite à l’exposition tenue au Louvre pour le 500ème anniversaire de la mort à Amboise de ce génie universel né dans un petit village toscan, Vincenti, fils illégitime d’un notaire qui a tenu à lui donner une éducation à Florence. « Non seulement on contemple les plus belles œuvres du peintre mais aussi cette visite nocturne nous conduit dans différentes salles du musée, vides pour l’occasion. Un moment unique. » Par ANNIE P.

Dans un jardin qu’on dirait éternel de Tatsushi Omuri. « Deux jeunes cousines s’initient à la cérémonie du thé. L’une d’elles qui se cherche, se laisse séduire par les gestes ancestraux de Madame Takeda,  la même actrice qui jouait dans les Délices de Tokyo. Elle nous apprend à écouter la pluie, regarder la neige et conclure que chaque jour est un bon jour. Très beau. » Par ANNIE P.

La brodeuse de Winchester de Tracy Chevalier. 1932, Angleterre. Violet Speedwell, une célibataire passionnée de lecture, s’installe à Winchester où elle travaille en tant que dactylographe. Tandis qu’elle visite la cathédrale de la ville, Violet rencontre un cercle de brodeuses qu’elle rejoint. Elle s’y fait de nombreuses amies, dans un contexte marqué par la montée du fascisme. Une histoire inspirée du parcours de Louisa Pesel (1870-1947). « Un peu rebutée par le titre, j’ai découvert la vie de la province anglaise d’après-guerre, la vie de recluse de ces femmes ayant perdu mari ou fiancé à la guerre et on ne fait pas que de la broderie. C’est une histoire à rebondissement, beaucoup de finesse et d’analyses vraies et émouvantes. » Par ANNIE P.

D’après une histoire vraie de Delphine de Vigan. Récit de la rencontre de l’écrivain avec L., personnage inquiétant, et de la frontière très mince séparant le réel de la fiction. « J’ai été conquise jusqu’au bout par cette histoire invraisemblable mais qui a pour moi des accents de vécu (même si le livre est présenté comme un roman). On ressent très fortement au fil des chapitres comment une personne peut avoir de l’emprise sur une autre à un moment où cette dernière est fragile et traverse une période difficile dans sa vie. C’est une véritable toile d’araignée qui est tissée, éloignant tous les amis et connaissances sur la base du « fais moi confiance c’est pour ton bien ». Cela va même jusqu’à écrire des mails sous la signature de la personne en se faisant passer pour elle et se termine sur une tentative de meurtre déguisée en suicide. Puis cette personne disparaît sans laisser aucune trace et le doute s’installe dans la tête de l’autre personne : ai-je vécu celà ou est-ce le fruit de mon imagination. Même l’entourage (dont son compagnon) doute. Très bon livre, bien écrit. La montée du suspens est bien dosée et  m’a conduite à tourner sans fin les pages de ce livre pour connaître la suite et surtout la fin. Et puis je me suis interrogée. Si cette histoire m’était arrivée ou m’arrivait, comment réagirais-je ? est-ce que je me méfierai ou, comme dans le roman, je me laisserai prendre dans les filets du « prédateur » ? » Par FABIENNE

Trancher d’Amélie Cordonnier. Un couple. L’homme ne cessait autrefois de proférer des insultes en direction de sa compagne, mais ce comportement avait cessé depuis sept ans. Un samedi matin, les insultes reprennent, brutalement, devant les enfants. La femme se retrouve face à un choix : partir ou rester. Elle se promet de décider pour ses 40 ans. Elle a seize jours pour trancher. « Petit livre de 150 pages environ dont l’histoire est ramassée sur quelques jours et ne se perd pas dans des détails inutiles. Le sujet : une femme avec un mari violent. Il ne la frappe pas, il est violent verbalement, violence sournoise qui ne laisse pas de trace mais ce n’est pas mieux. Comme elle dit, il connaît tous les mots qui finissent pas ‘asse’.  Le jour où elle voit son fils giflé sa petite soeur, elle mesure l’influence que l’attitude de son mari a sur son fils et comprend qu’elle doit prendre une décision pas seulement pour elle mais surtout pour ses enfants. Nous l’accompagnons donc dans ses réflexions au cours desquels, elle pèse le « pour » et le « contre » ; les bons et les mauvais moments lui reviennent. Au bout desquels elle décide de quitter son mari. Sauf que très  honnêtement je serai incapable de dire si elle le fait ou pas car dans le dernier paragraphe le mari arrive avec une magnifique bouquet de roses pour se faire pardonner et on la sent hésiter. Cette histoire permet également d’aborder les relations épouse-époux, les relations parents-enfants et la manière dont les enfants subissent et gèrent la violence de leur père envers leurs mère. En cette période où l’on parle beaucoup de violences conjugales, ce livre de 2018 est toujours (malheureusement) d’actualité. » Par FABIENNE

This Dream of You de Diana Krall. Sous ce titre emprunté à Bob Dylan, la diva du jazz canadienne revisite des morceaux du Great American Songbook, la bible des musiciens(nes) de jazz, et plus encore. « L’album est  à écouter sans modération. Il y a 11 grands standards du jazz dans cet album… » Par ANNIE L.

Billie de James Erskine. Billie Holiday est l’une des plus grandes voix de tous les temps. Elle fut la première icône de la protestation contre le racisme ce qui lui a valu de puissants ennemis. A la fin des années 1960, la journaliste Linda Lipnack Kuehl commence une biographie officielle de l’artiste. Elle recueille 200 heures de témoignages incroyables  : Charles Mingus  Tony Bennett, Sylvia Syms, Count Basie, ses amants, ses avocats, ses proxénètes et même les agents du FBI qui l’ont arrêtée….Mais le livre de Linda n’a jamais été terminé et les bandes sont restées inédites … jusqu’à présent. Billie est l’histoire de la chanteuse qui a changé le visage de la musique américaine et de la journaliste qui est morte en essayant de raconter l’histoire de Lady telle qu’elle était. « J’ai découvert le répertoire de Billie Holiday, et une voix : un véritable enchantement !  Mais sa folie dans sa propre destruction est glaçante. » Par ANNIE L.

Fuji, pays de neige au Musée MNAAG (Musée National des Arts Asiatiques – Guimet (exposition terminée). « Le Mont Fuji est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2013 au titre de lieu sacré et source d’inspiration artistique. Sujet majeur de l’art japonais , c’est aussi un des sites les plus photographiés du pays. Deux estampes ont retenues mon attention plus particulièrement « Femme de dos dans un paysage de neige » (Kobayashi Kiyochika) et « Neige sur le temple Zojoji » (Kawase Hasui). Je vous promets de vous apporter le livre extrait de l’expo pour que vous puissiez vous imprégner de ce merveilleux mont Fuji enneigé ». Par ANNIE L.

Carré 35 d’Eric Caravaca. « Carré 35 est un lieu qui n’a jamais été nommé dans ma famille ; c’est là qu’est enterrée ma sœur aînée, morte à l’âge de trois ans. Cette sœur dont on ne m’a rien dit ou presque, et dont mes parents n’avaient curieusement gardé aucune photographie. C’est pour combler cette absence d’image que j’ai entrepris ce film. Croyant simplement dérouler le fil d’une vie oubliée, j’ai ouvert une porte dérobée sur un vécu que j’ignorais, sur cette mémoire inconsciente qui est en chacun de nous et qui fait ce que nous sommes. » (synopsis) « Un documentaire bouleversant ». Par FLORIANE

Ce qu’il faut de nuit par Laurent Petitmangin. C’est l’histoire d’un père qui élève seul ses deux fils. Les années passent et les enfants grandissent. Ils choisissent ce qui a de l’importance à leurs yeux, ceux qu’ils sont en train de devenir. Ils agissent comme des hommes. Et pourtant, ce ne sont encore que des gosses. C’est une histoire de famille et de convictions, de choix et de sentiments ébranlés, une plongée dans le cœur de trois hommes. (4e de couv.) « Ce premier roman qui fait parler de lui en ce début d’automne a piqué ma curiosité. Cela parle de la Lorraine, d’un milieu populaire, du veuvage, de la perte d’une mère, d’engagement politique, de choix de vie. Et de drames et de comment ils affectent la vie de trois hommes. C’est très juste et émouvant. » Par STEPHANE

A la ligne. Feuillets d’usine de Joseph Ponthus. A la ligne est le premier roman de Joseph Ponthus. C’est l’histoire d’un ouvrier intérimaire qui embauche dans les conserveries de poissons et les abattoirs bretons. Jour après jour, il inventorie avec une infinie précision les gestes du travail à la ligne, le bruit, la fatigue, les rêves confisqués dans la répétition de rituels épuisants, la souffrance du corps. Ce qui le sauve, c’est qu’il a (eu) une autre vie. Il connaît les auteurs latins, il a vibré avec Dumas, il sait les poèmes d’Apollinaire et les chansons de Trenet. C’est sa victoire provisoire contre tout ce qui fait mal, tout ce qui aliène. Et, en allant à la ligne, on trouvera dans les blancs du texte la femme aimée, le bonheur dominical, le chien Pok Pok, l’odeur de la mer. Par la magie d’une écriture tour à tour distanciée, coléreuse, drôle, fraternelle, la vie ouvrière devient une odyssée où Ulysse combat des carcasses de bœufs et des tonnes de bulots comme autant de cyclopes. (4e de couv). « Un texte comme un long poème en prose, dénonciation d’une abrutissante condition ouvrière (celle des employés de l’agroalimentaire breton) autant qu’ode à la dignité et à l’humanité. Comme si les machines des Temps modernes de Chaplin se mettaient à débiter des vers… ». Par STEPHANE

A bientôt, dans nos murs (la médiathèque reste malgré tout ouverte pour tous vos emprunts) ou bien ici.

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