Action culturelle/Collections

Bla Bla Thé (à distance) de novembre 2020

Tout un été sans Facebook  de Romain Puertolas. « Un polar qui sort vraiment de l’ordinaire car l’enquêtrice (Agatha Crispies) est comique et cultivée (elle anime un club de lecture au sein même du commissariat et ses participants sont hétéroclites). Elle a beaucoup lu et émaille son enquête de références à des livres ou des personnages. Tout cela se passe bien sûr aux Etats Unis dans une petite ville du Colorado (New York qui existe vraiment) où il n’y a jamais de crime sauf un, un jour. Et la voilà partie pour rechercher le meurtrier car elle pense obtenir ainsi une promotion et surtout dans une autre ville plus importante où elle pourra développer tous ses talents. Mais la fin laisse une grande surprise aux lecteurs. J’ai vraiment aimé ce livre d’un auteur que je ne connais pas du tout. Le style est enlevé ; on ne s’ennuie jamais et on tourne les pages avec plaisir et envie. » Par FABIENNE

Fille de Camille Laurens. « Ce livre récemment publié ne m’a pas beaucoup intéressée. Il parle de la condition féminime des années 1950 à 1990 : femme au foyer, mari peu présent à la maison et qui voulait des garçons donc pour lui lorsqu’on lui demande s’il a des enfants, il répond « non j’ai des filles », grand oncle qui procède à des attouchements sur sa petit nièce à laquelle on dit de ne surtout rien dire car ce n’est pas grave, avortement, homosexualité. En fait, pour moi ce n’est pas un roman mais une image de l’époque. D’ailleurs je ne suis pas entrée dans ce livre, je me suis sentie spectatrice de ce que je lisais. Seules les 5 dernières pages ont vraiment retenu mon attention.  Alice jeune fille de 17 ans, amoureuse d’une fille de son âge, explique à sa mère qui culpabilise lorsqu’elle le découvre, qu’elle n’est en rien responsable. Dans ces quelques pages, l’auteur m’a touchée car elle a su trouver les bons arguments et mettre  les bons mots dans la bouche d’Alice. » Par FABIENNE

Petit Palais. L’âge d’or de la peinture danoise 1801-1864. « J’ai eu la chance de pouvoir assister à la conférence de présentation faite par la Commissaire de l’exposition, ce qui m’a bien éclairée sur le sujet. Pour moi, de la peinture comme j’aime : des paysages danois, très lumineux, de l’eau presque transparente. Des paysages européens :  italiens (vues de Rome, des scènes de rues), français (le pont du Palais Royal à Paris), et grecs car ce sont des peintres qui ont voyagé. Des portraits de famille qui montrent les intérieurs danois de l’époque et l’importance de la famille. Des visages expressifs ; on a  l’impression qu’ils vont nous parler et des détails des vêtements : dentelle, velours soyeux qui donnent envie de les toucher. Le palais des souverains (Amalienborg) baigné d’une lumière rose et qui se reflète à la perfection dans l’eau. Tout l’art du peintre de le reproduire dans les deux sens. Et puis l’un de mes tableaux préférés : une représentation de la vierge et l’enfant dans laquelle la vierge n’est pas habillée en bleu et ne porte pas de voile mais ses vêtements sont orange et verts. Un visage d’une extrême douceur. » Par FABIENNE

Palais Galliera. Gabrielle Chanel – Manifeste de mode. « Musée entièrement rénové et qui s’est agrandi en ouvrant son sous-sol, de magnifiques caves en pierre. L’exposition présente de nombreux modèles Chanel (du texte, pas trop, juste ce qu’il faut). On voit son évolution dans la création. Les parfums (notamment le n°5 avec présentation du  premier flacon dont le désign est très proche de l’actuel), les bijoux (surtout les colliers de perle en sautoir), les sacs à main et bien sûr l’escarpin beige à bout noir (le premier modèle est également présenté). On voit tout le travail sur le tissu qui fait d’une robe à la forme simple une robe qui sort de l’ordinaire. Et puis bien sûr les modèles en jersey, les fameux tailleurs Chanel à travers les époques, la petite robe noire et de sublimes robes du soir. Tout est en fait dans le soin apporté au détail. Certains modèles semblent aujourd’hui démodés mais, pour les apprécier, il faut les replacer dans le contexte de l’époque. » Par FABIENNE

Musée Clémenceau dans le 16ème arrondissement à Passy. « Musée que je viens de découvrir. En fait, il s’agit là maison où a vécu Clémenceau jusqu’à sa mort et dont le premier étage a été transformé en musée qui retrace sa vie et son parcours politique. On y voit notamment son grand manteau et le bonnet qu’il portait tout le temps. L’exposition présentée en ce moment s’intitule « Clémenceau accueille Victor Hugo au musée Clémenceau » et retrace leurs enfances respectives en Vendée puis leurs combats politiques qui se sont souvent rejoints (la commune de1870, l’affaire Dreyfuss, l’abolition de la peine de mort) même si tous les deux n’étaient pas de la même génération. Au rez-de-chaussée, se trouve l’appartement de Clémenceau qui est resté (du moins les meubles et leur positionnement) en l’état depuis sa mort (les peintures ont été refaites récemment). C’est émouvant de voir ses pantoufles au pied du lit, ses lunettes, les peintures qu’il appréciait et tous ses livres. Des murs entiers sont recouverts de bibliothèques. Particularité de cet appartement : la salle de bains qui donne dans la salle à manger. Heureusement il y a des rideaux sur la fenêtre… » Par FABIENNE

Le poids de la grâce de Joseph Roth. « On s’y perd tant on est pris par ce récit, des juifs errants, des pauvres vies, la malédiction… si bien écrit et si bien traduit aussi. » Par ANNIE P.

Isabel Sörling. « Ma ballade sur un air de jazz se prolonge grâce à la découverte de cette artiste. Elle a prêté sa voix au Quartet d’Airelle Besson, trompettiste, et à bien d’autres artistes, comme Paul Lay, pianiste de jazz et compositeur. Son style de musique est classé suivant ses albums, comme musique pop/folk, jazz expérimental. Mais c’est l’extrait « cover my ears » chanson de son dernier album MARELD qui a retenu toute mon attention car j’ai été transportée par sa voix d’une pureté éclatante et par la mélodie, elle est aussi surnommée la Janis Joplin du Jazz. » Par ANNIE L.      

Mesdames de Grand corps malade. « Et pour continuer en musique, un peu de slam avec cette ode aux femmes à travers 9 titres en duos. La voix grave se mêle avec délice aux voix de Véronique Sanson, de Louane, de Manon (ado) qui intervient dans la chanson « confinés » chanson d’une grande justesse d’écriture sur les ressentis d’une ado lors du 1er confinement. Mais aussi avec les violon/violoncelle de Julie et de Camille Berthollet qui  interprètent « chemin de traverse ». En conclusion, je pourrais vous parler de toutes les chansons parce qu’elles me touchent et chacune pour des raisons différentes … » Par ANNIE L.

Corona Chroniques de David Dufresne. « Je ne connaissais David Dufresne que de nom, et pour avoir vu son très dur (mais d’autant plus nécessaire) documentaire « Un pays qui se tient sage ». Cette première incursion dans son style incisif, souvent drôle me donne envie de continuer à explorer ses (nombreux) écrits. Les chroniques de ce livre sont tirées du blog qu’il a tenu pendant le 1er confinement. Contrairement à certains exercices du même genre, l’autofiction de Dufresne est tournée vers l’extérieur. Durant cette période de limitations de la liberté de circuler, il démontre à quel point son ordinateur et les fenêtres de son appart sont autant de passerelles tendues vers un monde qui lui manque cruellement. Un monde  qu’il scrute par écrans et médias interposés, jusqu’à plus soif, et dont il essaie de dénoncer la folie, quand il la constate ici ou là. Avec ce livre, j’ai découvert un observateur des médias, de la politique et de la société française qui mérite d’être lu. » Par PIERRIC

Histoires de la nuit de Laurent Mauvignier. « Une ferme isolée où vivent un couple, leur fille et une voisine artiste peintre rangée de la vie mondaine. Dans cette ferme il y a aussi  des silences qui meurtrissent à force d’aider à vivre. Du silence aux secrets il n’y a parfois qu’un pas.  Et si certains semblent inoffensifs d’autres sont effrayants.  Pour peu qu’ils  se déploient soudain, le temps d’une soirée. C’est cette soirée que Laurent Mauvignier va nous raconter. Et ses Histoires de la nuit est un conte à frémir. Mais ce huis clos n’est pas qu’un thriller captivant où la menace, omniprésente, tient le lecteur en haleine d’un bout à l’autre. C’est aussi une auscultation minutieuse des mouvements secrets de chacun des personnages. Ce qu’ils ont  cru pouvoir taire, enfouir et qui soudain jaillit est l’occasion de les saisir dans toute leur complexité grâce à un présent étiré à l’extrême. J’ai eu beaucoup de mal à interrompre ma lecture en cours de route et n’ai repris ma respiration qu’au bout des quelques 700 pages. Un livre envoûtant. » Par ALEXANDRA

Merci pour vos participations enthousiastes. Rdv le mois prochain ici encore, sans peu de doute.

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