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MUSIQUE : les nouveautés de mai 2021

Jazz : Le label anglais BBE nous propose le troisième volet de ses compilations J Jazz : Deep modern jazz from Japan consacrées à l’âge d’or du jazz japonais des années 60 aux années 80.

Soul-funk : Nouvel album pour le producteur new yorkais Leon Michels (fondateur du label Big Crown) avec son groupe El Michels Affair un an après le très cinématique Adult Themes. Yeti Season nous projette dans une autre direction avec de nouvelles inspirations dont une dose de funk turque et une approche quasi Mumbai-esque de la soul.

Hip-hop : S.Fidelity nous propose lui aussi un projet à la croisée des chemins avec Fidelity Radio  Club façonné sous la forme d’une émission de radio explorant HipHop, R&B, Jazz, House et Funk. 17 artistes, producteurs et instrumentistes différents du monde entier (Bluestaeb, Melodiesinfonie, Suff Daddy…) l’ont aidé à donner vie à cette vision.

Reggae : Avec la nouvelle compilation Different Fashion, Doctor Bird (sous-label de Cherry Red Records) continue d’explorer le catalogue de la légendaire productrice Sonia Pottinger en se focalisant cette fois sur la période 79-81 (la genèse du early dancehall et du rub-a-dub)

Pop-rock : Publié l’an passé, c’est ce printemps que nous arrive le 11è album des américains de Woods. Après leur participation à Silver Jews, l’ultime projet du regretté David Berman, Jeremy Earl et Jarvis Taveniere se sont retrouvés avec ces compositions lumineuses sur lesquelles s’illustre toujours aussi parfaitement le falsetto mélancolique de son chanteur. Folk psyché également chez l’anglais Skinshape avec Arrogance is the Death of Men, sur lequel le multi-instrumentiste Will Dorey, après la parenthèse voyageuse Umoja, renoue avec le groove de ses débuts, rappelant les productions de Khruangbin.

Ce mois-ci, les douceurs pop nous viennent des Pays-Bas avec le bien nommé Music de Benny Sings (Stones Throw), qui reçoit l’aide de Mac de Marco, PJ Morton et Tom Misch, et du Japon, avec la synth-pop de Somewhere between : Mutant pop, electronic minimalism & shadow sounds of Japan 1980-1988; l’occasion pour le label Light in the attic d’établir le lien manquant entre les récentes compilations dédiées à la city pop et à l’ambient japonaises.

Musiques électroniques : L’inévitable ambient que l’on retrouve chez Music from memory, qui explore l’âge d’or de l’électronique “chill-out” sur ce Virtual Dreams :  Ambient Explorations In The House & Techno Age, 1993​-​1997.  Autre compilation avec le nouveau DJ Kicks confié à l’anglais Special Request, sur lequel Paul Woolford écrit un récit de ses influences citant Sun Ra, John Morales, acid, jungle, hardcore et ses contemporains µ-Ziq et 96back.

Ajoutons la nouvelle collaboration du producteur anglais Linkwood avec les studios écossais d’Athens Of The North. Après le musicien jazz/library Greg Foat, c’est l’écossais Gavin Sutherland/Other Lands que Nick Moore retrouve sur ce Face the facts réunissant electro-soul 80s et douceur baléarique.

Musiques de films : Le label Four Flies, spécialisé dans les BO italiennes méconnues, poursuit son travail de réédition des œuvres de Giuliano Sorgini, avec Occulto : Deep exoteric soundtracks. Une exploration des archives du compositeur, et de ses titres les plus sombres et éthérés créés dans les années 70 pour des films d’horreur à petit budget.

Variété et rock francophone : Les nouveaux disques de La Femme, Eddy de Pretto et Gaëtan Roussel, l’ironie grinçante de Mustang (de retour après sept ans d’absence) et Institut, toujours dans le sillage de Diabologum, ainsi que la mélancolie vaporeuse de Requin Chagrin.

Musiques du monde : Le retour des violoncellistes et chanteuses Noëmi Waysfeld et Dom La Nena (la comparse brésilienne de Rosemary Standley), qui s’inspirent toutes deux de leur formation classique dans leur relecture de la tradition (yiddish pour la première et sud-américaine pour la seconde) ; le rock transméditerranéen (aux accents à la fois siliciens et oranais) du groupe Crimi, ainsi que le groove résolument moderne d’Electric Jalaba (gnawa synthétique) et des ghanéens d’Alostmen.

Côté rééditions, une excellente anthologie d’un groupe somali de Djibouti, un disque instrumental du guitariste égyptien Omar Khorshid (accompagnateur notamment d’Oum Kalthoum et Abdel Halim Hafez) et dans un esprit proche deux compilations témoignant des expérimentations pop à l’œuvre en Grèce dans les années 60-70.

Musiques inclassables et expérimentales : Encore de l’inattendu avec une très belle collaboration aux antipodes entre le jeune compositeur de musiques électroniques Floating Points et Pharoah Sanders, le très célèbre saxophoniste de 80 ans. Promises est un parfait équilibre entre composition et improvisation. Autre curiosité, La Ola Interior est une exploration de la musique ambient espagnole des années 80. Une anthologie d’autant plus intéressante qu’elle met à l’honneur des pionniers oubliés de la musique électronique. Enfin, c’est toujours un grand plaisir de retrouver Ernest Bergez, alias Sourdure, qui nous ravit de ses musiques traditionnelles occitanes réinventées.  Avec humour et spiritualité, De Mòrt Viva nous emmène au Carnaval et on en a bien besoin en ce moment !

Musique classique : Commençons par la pianiste Célimène Daudet et son hommage aux compositeurs haïtiens, notamment Ludovic Lamothe surnommé le « Chopin noir » tant sa sensibilité s’en approche. Haïti mon amour explore un répertoire inconnu, une manière pour Célimène de proclamer son attachement au pays de sa mère et où elle séjourne le plus souvent possible. Continuons avec l’excellente Sandrine Piau qui livre un récital envoûtant et inattendu pour la soprano. En effet, loin de son répertoire habituel, elle s’attaque ici aux chefs d’œuvre germaniques de la première moitié du XXᵉ siècle. De Strauss et Zemlinsky à Berg, laissez-vous aller à ce Clair-obscur délicat et rêveur. Enfin, du chant baroque français avec Les Leçons de ténèbres de François Couperin interprété par l’Orchestre de l’Opéra Royal dirigé par Stéphane Fuget ainsi que les très belles voix de Florie Valiquette et Sophie Junker.

La playlist du mois est disponible sur Spotify, YouTube, et Deezer.
Bonne écoute !

Lien catalogue

https://bit.ly/3vCGhcM

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