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MUSIQUE : nouveautés novembre 2021

Musiques afro américaines :

Du blues tout d’abord avec le nouveau disque d’Eric Bibb, qui bien qu’installé aujourd’hui en Suède nous parle de sa terre natale dans une déclaration d’amour sobre et intimiste, ainsi que le deuxième album de GA-20 (du nom d’un ampli Gibson fabriqué dans les années 50), formation originaire de Boston au style minimaliste et efficace. Il est partout et forcément à la médiathèque Françoise Sagan : Thomas de Pourquery, de retour pour un troisième opus avec sa formation Supersonic. Quant à Nils Petter Molvaer, après avoir œuvré entre autres au rapprochement entre jazz et musique électronique, il nous propose en quartet une ballade sonore méditative et poétique qui revisite au passage le « True love waits » de Radiohead dans une version éthérée. Rap enfin : deux ans après le succès de « Grey Area » l’Anglaise Little Simz poursuit sur sa lancée avec ce nouvel album à la production soignée et au discours sans retenue.

Pop, rock et folk :

Côté pop, Saint Etienne revient à la fois avec un nouvel opus et une participation à I’ll be your mirror, l’album hommage au Velvet qui rassemble bon nombre de pointures de la scène indé. L’influence du jazz-fusion et de la musique populaire brésilienne se fait clairement sentir dans le troisième effort de Mild High Club, un peu moins psyché que les deux précédents, contrairement aux nouveaux disques de Caleb Landry Jones et Goat. La rentrée rock est également marquée par les retours de Low et de Suuns et pour la folk ceux du suédois José Gonzales et du toujours très prolifique Sufjan Stevens, en duo avec son comparse Angelo de Augustine. Au niveau de la scène française, les Liminanas s’associent à Laurent Garnier, Rodolphe Burger publie un deuxième duo avec le chanteur breton Erik Marchand et General Elektriks invite quelques collègues dont la brésilienne Ceu sur son nouvel album.

Musique classique :

A la jonction entre l’ars subtilior de la fin du Moyen-Âge et la musique de la Renaissance, l’œuvre du compositeur italien Antonio Zacara da Teramo est mis à l’honneur par l’ensemble de Michele Pasotti La Fonte Musica. En baroque, pour son récital consacré au mythe des Amazones, la mezzo-soprano Lea Desandre s’est entourée de Cecilia Bartoli, Véronique Gens et de William Christie. L’humoriste Alex Vizorek s’allie quant à lui au duo Jatekok et à l’Orchestre national de Lille pour revisiter le Carnaval des animaux tandis que le comédien Dominique Horwitz récite le texte que Ferdinand Ramuz a écrit pour le mimodrame de Stravinsky Histoire du soldat

Musiques électroniques :

Toujours à la pointe de la technologie, Jean-Michel Jarre publie une expérience multimédia inédite, entre live en studio et reconstitution virtuelle de la cathédrale Notre-Dame. A noter également un hommage à la ville de Berlin par les londoniens de Public Service Broadcasting, à mi-chemin entre electronica et rock alternatif.

Musiques inclassables :

Le retour de Yann Tiersen avec un album à l’ambiance cinématographique, composée d’une armature aux sonorités pures de piano, clavecin et mellotron, et d’un habillage à la texture plus électronique. Dans « Tancade », son premier album solo publié chez In Finé et quasi-exclusivement instrumental, le violoncelliste Gaspar Claus rassemble quatre années d’enregistrements explorant les univers comme des paysages qui défilent autour de son instrument fétiche.

Variété francophone :

Rentrée chargée pour la variété française : Albin de la Simone, Arthur H, Emily Loizeau et Gauvain Sers font leur retour, ainsi que Malik Djoudi et sa pop sensible et onirique. Le folkeux Baptiste W. Hamon s’associe à Barbagallo (entre autres batteur de Tame Impala et Aquaserge) alors que Julien Voulzy livre son premier album en solo et que Daniel Auteuil fait ses débuts dans le métier sur des musiques signées Gaëtan Roussel. Du côté de la Belle Province, Ariane Moffatt revient dans une veine toujours intimiste qui contraste avec l’exubérance d’Hubert Lenoir et sa pop mutante.

Musiques du monde :

Le label Analog Africa restitue l’effervescence de la scène afro-funk camerounaise dans les années 70. Dans une veine aussi tonique mais plus rock, les musiciens bretons du Badume’s Band poursuivent leur collaboration fructueuse avec la chanteuse éthiopienne Selamnesh Zemene et le groupe chypriote Monsieur Doumani revisite les traditions de son île à la sauce psyché. A l’inverse, loin des accents futuristes de leur précédent album, les Meridian Brothers reviennent à l’essence de la musique colombienne en compagnie de l’ensemble Media Luna.

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