Action culturelle

Bla Bla Thé du 4 décembre 2021

Depuis le mois dernier, le Bla Bla Thé a repris son fonctionnement à la médiathèque, une rencontre dans nos murs le premier samedi du mois. Echanges et coups de coeur parviennent à franchir la barrière du masque de protection, accessoire qui hélas devra faire partie de nos habitudes encore un moment. Avec la participation de Catherine, Eliane, Anne, Fabienne, Guy, Thierry et de Fanny et Stéphane de l’équipe de la médiathèque.

Le parti pris des oiseaux de Stanislaw LUBIENSKI. Passionné depuis l’enfance par les oiseaux et leur place dans la culture humaine, l’auteur décrit son amour dévorant ainsi que les dangers liés à un tel engouement. Avec des anecdotes sur des savants, des cinéastes et des peintres férus d’ornithologie, tels que Jonathan Franzen ou encore Alfred Hitchcock, et son influence sur leurs oeuvres. « C’est déjà en soi un récit de voyage dans diverses régions de Pologne, en compagnie de l’auteur. C’est aussi, pour les amis des oiseaux, des découvertes et des anecdotes historiques, culturelles. Bref, cela pétille d’informations et d’évasion. » Par STEPHANE

Le pèlerin de J. A. BAKER. Roman, journal «d’un seul hiver», livre de nature, long poème, cet ouvrage est né de dix années d’affût, et d’un si long regard que l’œil qui observait s’est peu à peu identifié à l’oiseau que l’auteur pourchassait, dans une vallée débouchant sur les marécages de l’estuaire de la Tamise. « Un texte qui date de la fin des années 1960, réédité en 2016 aux éditions José Corti. C’est l’oeuvre d’une vie. J. A. Baker était un drôle de personnage : myope, souffrant de polyarthrite, quasi misanthrope. Il a consacré des années de sa vie à cette traque, à pied, à vélo, en toute saison. Le résultat est un texte original, d’une grande qualité littéraire. Des scènes répétitives deviennent poésie ou peinture tant la langue réinvente des choses vues et revues. » Par STEPHANE

Le Turquetto de Metin ARDITI. Né à Constantinople en 1519, Elie Soriano a émigré à Venise, troqué son nom pour celui d’Elias Troyanos, fréquenté les ateliers du Titien et fait une carrière exceptionnelle sous le nom de Turquetto : le petit Turc, comme l’a surnommé Le Titien. M. Arditi retrace le destin de cet artiste né juif en terre musulmane, nourri de foi chrétienne, au destin exceptionnel et tragique. « Un beau voyage historique, artistique, en petites vignettes. C’est très vivant et illustre magnifiquement les passions et les secrets dissimulés d’une vie humaine. » Par STEPHANE

La femme et l’oiseau d’Isabelle SORENTE. Lorsque Vina, sa fille, est exclue du lycée pour avoir menacé un camarade, Elisabeth se réfugie avec elle en Alsace, dans la maison de son grand-oncle Thomas. Là, tous les trois s’observent et s’apprivoisent. Rapidement, la jeune fille est fascinée par cet aïeul qui communique avec les oiseaux et semble lire dans les pensées, des dons qu’il a acquis durant la Seconde Guerre mondiale. « C’est très bien, c’est une belle écriture. Le thème également est original. Je crois que l’enseignement de ce texte est l’apprentissage de la sérénité. Une nécessité, en particulier pour des jeunes gens. » Par ANNE

Les souvenirs viennent à ma rencontre d’Edgar MORIN. Les mémoires du sociologue et philosophe E. Morin réunis par ses soins. Abordant des sujets liés aux grands évènements historiques du XXe siècle ou d’ordre plus intime, ce fils unique, orphelin de mère, évoque les rencontres mémorables qui ont jalonné sa vie ainsi que ses résistances, sous l’Occupation puis pendant les guerres d’Algérie, de Yougoslavie et d’Irak. « J’ai trouvé ce livre extraordinaire et passionnant. Quelle vitalité, quelle humanité, quelle force de caractère. » Par ANNE

1991 de Franck THILLIEZ. En 1991, pour sa première enquête, Franck Sharko reprend l’affaire des Disparues du Sud parisien. Entre 1986 et 1989, trois femmes ont été enlevées, violées et poignardées. Sharko n’a aucun indice, jusqu’à ce qu’un homme paniqué vienne chez lui, en possession d’une photo représentant une femme attachée à un lit, la tête dans un sac. « J’ai beaucoup aimé, c’est très bien ficelé. Un véritable page-turner. Ecrit pendant le confinement de 2020, le roman nous ramène à une autre époque, une autre vie, plus libres. On se plonge dans le travail d’une équipe d’enquêteurs, sans les moyens technologiques acquis ces dernières années. » Par FABIENNE

Gino Bartali de Julian VOLOJ. « C’est pour souligner la parution la version BD du roman qui était consacrée à la vie de Gino Bartali, grand champion cycliste des années 30 et 40, et honoré du titre de Juste parmi les Justes, pour ses actions visant à protéger des citoyens juifs pendant l’occupation nazie de l’Italie. » Par GUY

Aulus de Zoé CAUSSON. La narratrice passe chaque été dans une station thermale des Pyrénées, au milieu des montagnes, dans le gigantesque hôtel à moitié abandonné jadis racheté par son père. Aux abords de la bâtisse, elle écoute et recueille les histoires des Aulusiens relatives à la météo, aux ours ou à la pollution générée par une ancienne mine, afin d’appréhender comment ils coexistent avec leur environnement. « Un premier roman. Une écriture remarquable, claire, précise, dense. Par une autrice très observatrice, qui autour d’une expérience père-fille, propose une chronique locale acérée ». Par GUY

D’oncle de Rebecca GISLER. La narratrice raconte l’histoire de son oncle et tente de comprendre les mystères qui entourent cet homme. Celui-ci vit en solitaire au bord de la mer, il n’a pas un physique avantageux et plusieurs secrets de famille semblent le concerner… « Là encore, un premier roman. La description d’une dégradation physique et morale d’un homme. Un enchantement ! C’est plein d’humour, déboussolant, sans fard. Je trouve que l’éditeur Verdier fait un travail très intéressant. » Par GUY

Le cas Doris – Aventures dans la jungle cérébrale de Moshe FELDENKRAIS. Ecrit comme une enquête, Moshe Feldenkrais nous livre un récit d’expérience, une étude de cas (perte de la capacité de lire, d’écrire, de se diriger…) qui nous montre toute son intuition et sa pertinence. Le cas Doris est un récit attachant, qui nous fait comprendre ce qui se joue, malgré nous parfois, dans notre cerveau. Si Moshe Feldenkrais était hier innovant, précurseur, sa méthode enseignée dans le monde entier devient aujourd’hui évidente. Les neurosciences confirment son travail, sa recherche. « Passionnant. On parle de médecine et cela se présente comme une aventure policière. » Par CATHERINE

Mon quotidien dans le coma : quand vous pensiez que j’étais mort de Matthieu BLANCHIN. Témoignage de l’auteur sur l’opération d’une tumeur au cerveau qu’il a subie et son difficile retour à la vie. Un voyage intérieur et sensoriel au fil de ses douleurs, de ses tourments, de ses rêves et de son quotidien, partagé entre sa famille, ses visites médicales et son incapacité à reprendre le dessin. « Très intéressant. Un récit d’idées, de rêves, de cauchemars vécus par l’auteur alors qu’il était dans l’incapacité de communiquer et paraissait, pour son entourage, « insensible ». Par CATHERINE

Chefs d’œuvre de Budapest. Le Musée du Luxembourg accueille les chefs-d’oeuvre des musées de Budapest, quatre-vingt peintures, dessins et sculptures de Dürer, Cranach, Greco, Goya, Manet, Gauguin, Kokoschka… et une dizaine d’oeuvres emblématiques de l’art hongrois offrent une perspective inattendue sur l’art européen depuis la sculpture médiévale jusqu’au symbolisme et l’expressionnisme. « Catalogue d’exposition  très beau qui nous offre un petit aperçu de la superbe collection ARTS  de la médiathèque Françoise Sagan, située au troisième étage. » Par FANNY

La Supplication : Tchernobyl, chroniques du monde après l’apocalypse de Svetlana ALEXIEVITCH. Une œuvre bouleversante de Svetlana Alexievitch, prix Nobel de littérature 2015 mais surtout femme émérite et engagée. « Svetlana Alexievitch nous livre ici des témoignages variés dans une écriture vive et percutante. Récits très humains avec une palette d’émotions et de personnalités très riches. » Par FANNY

Trois poètes de leur vie : Stendhal, Casanova, Tolstoï, de Stefan ZWEIG. A partir de l’oeuvre et de la vie de ces trois écrivains, Zweig tente de répondre à la question : Comment et dans quel but l’écrivain peut-il faire de son « moi » le matériau de son oeuvre ? « Un génie de la biographie ! Un pur talent. C’est très fort. Je voulais partager mon enthousiasme. » Par THIERRY

Venise à double tour de Jean-Paul KAUFFMANN. Le journaliste et écrivain révèle son exercice de déchiffrement de Venise, une ville certes touristique mais qui garde surtout en mémoire son histoire et les secrets conservés dans ses églises. « Une quête amusante, redondante, pour un texte très documenté. » Par ELIANE

La langue maternelle de Vassilis ALEXAKIS. Un dessinateur grec, vivant à Paris, retourne dans son pays à la recherche de son identité. Une enquête sur la lettre E suspendue à l’entrée du temple de Delphes l’entraîne dans la rédaction d’un cahier d’écolier puis sur les traces de son frère.  « Un livre très érudit truffé de passages secrets, plein d’humour qui a eu de nombreux prix. » Par ELIANE

Merci à tous nos participants. Prochain rendez-vous prévu, le samedi 8 janvier 2022 à 15h.

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